Le Samouraï
portrait — Wikimedia
J.-P. Melville
Réalisateur

Jean-Pierre Melville

1917 – 1973 · Paris · 13 longs métrages

Né Jean-Pierre Grumbach, il prend le nom de Melville en hommage à l’auteur de Moby Dick. Résistant pendant la guerre, il fonde ses propres studios rue Jenner pour tourner en dehors du système. Père spirituel de la Nouvelle Vague — Godard lui offre un rôle dans À bout de souffle — il invente un polar français abstrait, silencieux, ritualisé, qui influencera Woo, Jarmusch et Refn.

« Je suis incapable de faire du cinéma vérité. Je m’efforce de faire du faux avec du vrai. »
Style visuel
Palette désaturée, gris-bleu et beige — presque du noir et blanc en couleur
Longs silences : l’action passe par le geste, pas le dialogue
Trench-coat, chapeau, voiture américaine : une mythologie codifiée
Décors dépouillés, quasi abstraits, reconstruits en studio
Précision documentaire des procédures : filatures, casses, alibis
Collaborations récurrentes
Henri Decaë (photo)
Alain Delon
Lino Ventura
Jean-Paul Belmondo
François de Roubaix (musique)
Influences

Le film noir américain des années 40 (Wyler, Huston), le code bushido, John Huston pour la précision du casse — et en retour, une influence revendiquée sur John Woo (The Killer), Jim Jarmusch (Ghost Dog) et Nicolas Winding Refn (Drive).

Filmographie sélective
1949Le Silence de la meradaptation de Vercors
1956Bob le flambeurprécurseur Nouvelle Vague
1962Le Doulosavec Belmondo
1967Le Samouraïvoir la fiche →
1969L’Armée des ombresla Résistance en polar
1970Le Cercle rouge4,3 M d’entrées
1972Un flicdernier film