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affiche — Wikimedia
Le Samouraï (1967)
Fiche film

Le Samouraï

19671h45PolarFrance / ItalieNoir & couleur désaturée

Jef Costello, tueur à gages méthodique et solitaire, exécute le patron d’une boîte de nuit. Aperçu par la pianiste du club, il devient la cible simultanée de la police et de ses commanditaires. Traqué dans un Paris gris et pluvieux, il applique jusqu’au bout son propre code d’honneur — celui du samouraï.

Réalisation
Jean-Pierre Melville
Scénario
J.-P. Melville, d’après Joan McLeod
Photographie
Henri Decaë
Musique
François de Roubaix
Montage
Monique Bonnot
Budget
≈ 8 M francs
Entrées France
1,9 million
Thèmes
Solitude · code d’honneur · fatalité
bande-annonce — extrait YouTube à intégrer
Distribution
portrait — Wikimedia
Alain Delon
Jef Costello
portrait — Wikimedia
François Périer
Le commissaire
portrait — Wikimedia
Nathalie Delon
Jane Lagrange
portrait — Wikimedia
Cathy Rosier
Valérie, la pianiste
Analyse

Le silence comme mise en scène

Analyse scène par scène →
Mise en scène
Un rituel plutôt qu’un récit

Les dix premières minutes sont muettes : Melville filme les gestes de Costello — le chapeau, les gants, la Citroën volée — comme une cérémonie. Le spectateur n’apprend rien par le dialogue ; tout passe par le corps et la répétition.

Photographie
Le gris Decaë

Henri Decaë désature la pellicule couleur jusqu’à frôler le noir et blanc : murs gris-bleu, imperméable beige, Paris pluvieux. Une palette « aquarium » pensée dès le décor de la chambre, accordée au plumage du bouvreuil en cage.

Musique
De Roubaix en sourdine

François de Roubaix compose un thème rare et discret, laissant le silence dominer. Les sons diégétiques — le piano du club, les pépiements de l’oiseau, la pluie — portent la tension mieux que toute partition.

Anecdotes de tournage
01

La citation du « Bushido » qui ouvre le film n’existe pas : Melville l’a inventée de toutes pièces.

02

Le studio de Melville rue Jenner a brûlé pendant le tournage — la chambre de Costello a dû être reconstruite à l’identique.

03

Le bouvreuil en cage servait d’« alarme » scénaristique : ses plumes agitées révèlent à Costello que sa chambre a été visitée.

04

John Woo a qualifié le film de « plus proche du polar parfait » et Ghost Dog de Jarmusch en est une relecture directe.

Lieux de tournage
Studio Jenner, Paris 13e
Métro Télégraphe (course-poursuite)
Pont d’Austerlitz
Rue Lord-Byron, Paris 8e
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